21.10.2007
Précurseurs de la maladie d'Alzheimer : anosmie ou dysosmie
Olfactory Identification and Incidence of Mild Cognitive Impairment In Older Age
Difficulty Identifying Odors May Predict Cognitive Decline
02 Jul 2007
- http://www.medicalnewstoday.com/printerfriendlynews.php?n...
- http://www.sciencedaily.com/releases/2007/07/070702161206...
- http://www.rush.edu/webapps/MEDREL/servlet/NewsRelease?id...
Des articles comme celui là à propos des problèmes de perte d'odorat chez les personnes âgées se trouvent sur le Web depuis quelques années. Mais cette année il y en a eu plusieurs et c'est très bien; et qui ont été très bien relayés par les journaux bien que ceux-ci se contentent le plus souvent de copier-coller les dépêches d'agences comme l'AFP ou Reuter ou, au mieux de reformuler une ou deux phrases pour apposer leur nom à l'article sans rien lui apporter plus que l'honneur de la publication.
Mais c'est aussi, par le fait de l'actualité sarkosienne, une source de sujets inépuisable pour toutes sortes de circuits qui exploitent le filon. Non, je ne veux pas m'en plaindre. C'est une occasion d'exciter les chercheurs et les trouveurs.
C'est normal et c'est tant mieux. Je veux simplement modérer l'enthousiasme sur la proximité de solutions formidables. Il en viendra. Peut être dans quelques jours ou quelques semaines, mois, années ou décennies. Peut être beaucoup plus. On s'enthousiasme et c'est peut être bien: mieux vaut être optimiste et chercher avec optimisme. On s'enthousiasme peut être trop. Ça c'est moins bien. S'il y a une stimulation des imaginations, il y a le risque de trop vite retomber dans la désespérance. Il y a sans doute une attente et une demande qui coïncident avec la crue de néo-retraités dont je suis. Une attente par eux qui voient poindre la menace et une attente par leurs enfants eux aussi qui se demandent si ça va leur tomber dessus à leur tour et d'avoir à affronter ce problème dans le réel.
J'ai une raison personnelle de me révolter contre cette enthousiasme qui est aussi une bonne occasion de s'aveugler ou passer à côté de certaines reconnaissances de la réalité. Cette raison est que j'ai failli être victime de cette raison dominante, le bien penser scientifique et pour revenir à ces deux textes de 2007, le bien penser l'Alzheimer tel qu'il est décrit dans ces écrits. Je ne nie pas qu'il y ait de la raison dans ces textes et même beaucoup. Ils décrivent certainement beaucoup du vrai de l'Alzheimer. Mais il y a quelque chose qu'ils n'ont pas vu et c'est à propos de l'olfaction, le sujet même de leur éclairage de l'Alzheimer. Ils tiennent pour suffisamment connue la fonction olfactive et ses déboires. Il la désigne comme connue alors que les spécialistes de la chose ne sont pas du tout aussi convaincus de connaître leur matière. C'est vrai que les spécialistes de l'olfaction ne disent pas trop haut qu'ils n'y comprennent finalement pas grand'chose. Mais ils le disent tous, ici où là. Pour ne pas perdre leur propre courage et leur ardeur dans leur atelier, ils mettent en avant tout ce qu'ils savent qui est bien moins que ce qu'ils ne savent pas. Il ne disent jamais ou très incidemment "qu'on n'y comprend encore presque rien". Trop désolant! Mais c'est pourtant bien le cas. On commence à comprendre certaines choses extraordinaires. On, ils, savent et ont découvert et démontré des quantités de choses magnifiques qui ont demandé et permis un travail époustouflant. Mais on est encore très loin de la compréhension globale de l'olfaction et donc encore plus de ses troubles. (Pierre Bonfils) . On sait des choses stupéfiantes sur les drosophiles et autres souris ou autre rongeurs et mammifères, les poissons, l'odorat sous marin des loutres (?). On dit (croit) savoir quelque chose de l'odorat in in-utero. Mais quoi de tout ça applicable à l'homme? Seulement de l'espoir. Et souvent on est dans le pari pascalien ou le voeux pieux. Il y a des merveilles dans les dernières imageries et on a sans doute raison d'investir dans cette direction. Mais à dire que du soin va en découler actuellement ou prochainement serait une escroquerie. Il s'agit d'attirer des fonds pour financer cette machinaille mais au passage il y a les rats du software gérant cette machinaille et l'inflation des gadgets électroniques.
Je reviens à mon histoire. Elle illustre ce que je veux dire. Elles est assez riche parce qu'elle fait intervenir plusieurs éléments dont l'ensemble peut être abordé de plusieurs biais avec des cascades inattendues.
Il y a la chronologie et puis il y a la compréhension qui est surprenante puis les implications diverses. Puis il y a la réflection sur le phénomène de cette surprise qui est surprenante.
J'entre dans ma soixante-et-unième année et voila que je réalise que j'ai perdu mon odorat. Constatation simple, nette, c'est complet, plus rien ne sent ni aucune de mes sécrétions ni aucune des ordures de la vie normale ni les mètres carrés qu'un des patients hospitalisé chez nous étale à la paume quelques fois à trois reprises en une nuit d'excréments, ni le vomi de cet autre dont c'est, dans certaines périodes, une production multi-nocturne, ni la tabagie de quelque irréductible collègue intoxiqué ni l'odeur de boulange qui sur mon trajet de retour à vélo enchantait quatre carrefours entre l'hôpital et La Presqu'Île ni les lentilles dont je raffole n'ont le moindre arôme, ni le riz basmathi ni le gingembre ni le plus furieux des munster ne fragrent quoique me brûlant la gueule. Tout perdu. Et ma compagne qui n'a plus d'odeur plus de parfum rien qu'un corps comme totalement aseptisé, radicalement désodorisé. L'horreur. Et comme je viens seulement depuis quelques semaines de sortir d'une interminable période de dépression, m'y voila prêt à y retomber et me voila pleurant, mon amie partie, pleurant sur mon assiette an-aromatique et mon triste pain. L'horreur quotidienne pendant deux ans.
Accélération! J'ai raconté ailleurs le détail du retour de mon sens olfactif et les circonstances de la découverte du toxique de mon anosmie, le soja.
Mais la première des choses que j'ai pensé à faire devant cette perte qui si elle n'est certainement pas aussi handicapante que l'aurait été la perte de la vue qui m'aurait coupé de ma ressource, c'est d'avoir recours à cette ressource, les moteurs de recherche sur le Web.
Et la première chose que j'ai trouvée et qui ne semblât pas farfelue, parce que sur l'anosmie : que de crétineries et élucubrations vaseuses où se perdent quelques toutes petites choses valables, ...la première chose ça a été le rapport entre anosmie, troubles olfactifs et Alzheimer étayée par des études "vraiment" vraisemblables et pas scandaleusement mercantiles et sensationnalistes ScentSational Hirsch.
J'avais du fait de mon âge une raison de penser avec ces informations que je filais un mauvais cocon de neurones. Et comme je savais que je ne trouverai au mieux qu'un chercheur qui m'ajouterait à sa liste de cas d'étude et qu'il ne trouverait rien, ma complaisance à sa série d'examens et son protocole ne m'apporterait même pas un partage de la connaissance de sa recherche.
Ces bonnes raisons de craindre ce pire, ces chercheurs de 2007, n'auraient fait que les accroître. Et pour d'autres que moi qui n'ont pas encore trouvé ou reconnu ce que j'ai trouvé à la source de mon trouble, cette angoisse du signe précurseur qu'est l'anosmie, de la Maladie d'Alzheimer, cette angoisse est leur présent. Et aussi leur futur.
Je ne décolère pas et ne vais pas décolérer! Il y a quelque chose qui cloche et cette cloche est un glas précoce injustifiable ou n'est-il justifiable que par une science défective ou dégénérée, propriété privée de Cupidité, Arrogance et Vanité.
(Pierre Bonfils conclut ainsi: Only a few publications on parosmia can be found in the literature. Research on humans with parosmia is practically nonexistent. The terms used to describe olfactory distortion are often confusing, and the physiopathological basis of this symptom remains unknown. The patients with parosmia presented herein represent the first large series in the literature, to our knowledge, and permit a clinical description of this rare olfactory abnormality. Pierre Bonfils est un vrai sage lui.)

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Commentaires
salut Olivier,
de nombreux articles ( à commencer par celui de Wikipedia) sur le soja indiquent en effet que la plante de soja (à ne pas confondre avec les "germes d'haricot mumgo") doit être considéré comme un allergène d'origine alimentaire.En juillet 2005,l'Afssa a mis en garde contre toute utilisation de soja avant l'age de 3 ans.
Et il est déconseillé aux femmes qui allaitent de consommer du soja car il contient beaucoup de phyto-oestrogènes, qui peuvent perturber le mécanisme de lactation des femmes allaitantes.
Ce qui n'est pas bon pour mon bébé n'est pas bon pour moi !!
Aux internautes qui te liront comme moi, je recommande pour une information de premier niveau l'article très instructif de wikipedia sur le soja.
Ensuite, on peut approfondir par nombre d'articles scientifiques démontrant les dangers potentiels de l'absorption en quantité.
Pour votre santé, appliquez le principe de précaution.....
Si vous êtes déjà touché par l'anosmie, essayez peut-être le protocole de décrit sur le site....
Ecrit par : Raphael | 22.10.2007
"Si vous êtes déjà touché par l'anosmie, essayez peut-être le protocole de décrit sur le site...."
De quel site et de quel protocole parlez vous?
o.lichtenberger@free.fr
Ecrit par : Olivier LICHTENBERGER | 23.10.2007
Ben, je voulais parler du site "Confession d'un mangeur de soja" qu'on trouve facilement sur Google si on tape "dysosmie +alzheimer".
Ecrit par : Raphael | 23.10.2007
Il y a effectivement une controverse importante sur les effets du soja sur la santé.
Le fait est que le soja transformé industriellement entre dans la composition de très nombreux aliments pour humains et animaux pour en réduire considérablement les coûts et faire la richesse des puissantes industries agro...
Voici un site qui resume bien les dangers du soja, en donnant les références des articles scientifiques,
http://www.drwong.us/FramelessPages/Articles/SoyPoison.htm
écrit par un PhD.
...en attendant de lire tes coups de gueule !
bien à toi.
Ecrit par : Raphael | 24.10.2007
Bonjour,
Le site de Raphael m'intéresse. Malheureusement, je ne parle pas assez bien anglais pour le comprendre bien.
Pensez vous qu'une consommation infime de soja puisse suffir à provoquer l'anosmie ?
Bénédicte
Ecrit par : Bénédicte | 24.10.2007
Bénédicte je ne sais pas répondre à votre question avec la moindre certitude. Je ne sais pas quelle est le mécanisme ou la chimie qui du soja provoque chez moi la dysosmie. Mais probablement n'y en a-t-il pas besoin de beaucoup et votre notion d'infime est très vague.
Mais pour l'anosmie la quantité nettement importante. Probablement plus que le maximum recommandé par la Food and Drug Administration (ses 35g quotidiens). Dans mon régime expérimental d'alors cette quantité était sans doute atteinte.
Je pense que la réaction est vraisemblablement la différente pour chacun. Les gens ne vont jamais se plaindre d'une certaine hyposmie (qui est une dysosmie) Ils ne se plaignent que si c'est une dysosmie persécutante (cacosmie) et continuelle ou provoquée par toute chose odorante. Ce stade n'est atteint que rarement. Et en cas de mauvaises odeurs on a souvent tendance à accuser l'autre ou la pollution de l'industriel local; à Lyon on dit "Tiens ça doit être le vent du Sud! qui nous renvoie les relents du Couloir de la Chimie.
Vous êtes jeune vous n'avez pas l'angoisse de penser à un signe d'Alzheimer précoce. Mais auriez vous plus de cinquante ans vous pourriez y penser.
Mais ma crainte est que nous sommes gorgés de tous ces petits toxiques. Plein de choses toxiques dans l'alimentation et cela depuis la nuit des temps. Ce qui est "nouveau" c'est la présence, l'omniprésence d'additifs jusque dans les produits frais. La présence de perturbateurs de l'olfaction dans tout notre environnement surtout citadin, les parfums et désodorisants de l'espace urbain, des boutiques, de tous les locaux imaginables. Et la mode gagne à ces produits cosmétiques ingérables (à ingérer) visant à réguler notre odeur propre par l'intérieur.
Pourrions nous supporter tout ces "carrageenan" et autres épaississant de l'alimentation courante s'ils n' étaient pas désodorisés par des méthodes non avouées. Au début de l'usage des algues dans les confitures vous souvenez vous comme c'était mauvais dès qu'on dépassait la dose. Abricot-varech ç'aurait du s'appeler. Depuis on est arrivé (+/-) à dissimuler ce gout. Mais à quel prix pour notre métabolisme.
Je tiens les carrageenan à moins que ce ne soient les xantanes qui les accompagnent le plus souvent pour d'autres toxiques de l'olfaction. Je teste ça en ce moment.
Bless you Bénédicte.
Olivier.
mai0646@free.fr
Bless you wherever you are
Windswept child on a shooting star
Restless Spirits depart
Still we're deep in each other's hearts
Some people say it's over
Now that we spread our wings
But we know better darling
The hollow ring is only last year's echo
Bless you whoever you are
Holding her now
Be warm and kind hearted
And remember though love is strange
Now and forever our love will remain
Le texte de la chanson est de Lennon et n'est pas
Ecrit par : Olivier LICHTENBERGER | 24.10.2007
http://snipurl.com/smell_killer
Ce site est en Anglais mais est assez simple à comprendre. Comme le lien que j'ai paufiné le laisse attendre, il s'agit d'un produit qui tue toutes nos petites odeurs intimes de l'intérieur grâce à une enzyme dans une recette bien entendu secrète et à l'abri de tout curieux malodorant.
Si vous commandez le produit en question vous méritez toutes les dysosmies imaginables, la cacosmique étant la plus diabolique.
O. L.
Ecrit par : Olivier LICHTENBERGER | 24.10.2007
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